Ambass-bey
La musique de guitare du Littoral d'où est sorti le makossa
Époque : Années 1940-1960 · Les peuples sawa du Littoral, Duala en tête
Aussi écrit : Ambasse bey, Ambassbey, Ambas-Bay, Ambas-i-bay
Qu'est-ce que c'est ?
L'ambass-bey est une musique et une danse traditionnelles du Littoral camerounais. Elle se joue avec des instruments simples, surtout la guitare, accompagnée de percussions sur bouteilles frappées avec des baguettes ou des fourchettes. Son tempo est plus rapide que celui de l'assiko.
Histoire et origine du nom
Le genre gagne en popularité à Douala après la Seconde Guerre mondiale et évolue dans le Littoral au cours des années 1950 et 1960. Il compte parmi les rythmes sawa dont s'inspirent les pionniers du makossa, qui finit par l'éclipser au milieu des années 1960.
Rythme, instruments et danse
- Un rythme vif, plus rapide que celui de l'assiko.
- Une musique très acoustique : guitare, bouteilles et baguettes, parfois une conga ; Eboa Lotin y ajoutait l'harmonica.
- Une danse en couple ou en solo, faite de pas fluides et de mouvements saccadés des épaules, exécutée en tenue traditionnelle sawa lors des fêtes comme des funérailles.
Artistes marquants
- Sallé John — présenté comme le porte-étendard de l'ambass-bey, il a fêté en 2021 ses 45 ans de carrière.
- Eboa Lotin — au milieu des années 1960, son ambass-bey à la guitare et à l'harmonica est l'une des premières formes du makossa.
- Nelle Eyoum — joueur d'ambass-bey à Douala avant de lancer le makossa.
- Lobe Lobe Rameau et Ebanda Manfred — autres musiciens d'ambass-bey qui ont trouvé leur public à Douala.
Aujourd'hui
Supplanté par le makossa, devenu la musique la plus populaire du pays, l'ambass-bey a en partie été relancé par Sallé John. Il reste dansé dans le Littoral lors des cérémonies festives et funéraires.
Ce que les sources ne tranchent pas
Les sources divergent sur l'origine : Wikipédia en anglais la situe d'abord chez les Yabassi, puis la dit d'origine sawa et inspirée des danses allemandes de l'époque coloniale. L'origine du nom n'est pas établie. Sa popularisation est attribuée selon les cas à Tchako vers 1952 ou à Sallé John dans les années 1960.