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La formation professionnelle au Cameroun

À côté des lycées techniques du ministère des Enseignements secondaires, le Cameroun dispose d'un réseau de formation professionnelle placé sous la tutelle du ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP). Il s'adresse aux jeunes qui veulent apprendre un métier en quelques mois ou quelques années, aux déscolarisés et aux travailleurs qui veulent se perfectionner ou faire reconnaître leur expérience.

Informations vérifiées le

En bref

Ministère de tutelle
MINEFOP, créé par décret du 8 décembre 2004
Loi de référence
Loi n° 2018/010 du 11 juillet 2018
Spécialités reconnues
228 (site du MINEFOP, 2026)

Le cadre : un ministère et une loi

Le MINEFOP a été créé par le décret n° 2004/320 du 8 décembre 2004 et organisé par le décret n° 2005/123 du 15 avril 2005. Il hérite d'un dispositif plus ancien : la loi n° 76/12 du 8 juillet 1976 organisait déjà la formation professionnelle rapide. Le texte de référence est aujourd'hui la loi n° 2018/010 du 11 juillet 2018, qui fait de la formation professionnelle une « priorité nationale » et garantit un accès égal dans les deux langues officielles.

  • Formation initiale : acquérir les compétences pour exercer un métier.
  • Formation continue : recyclage et perfectionnement des professionnels en activité.
  • Apprentissage : formation en alternance, de longue durée, entre une entreprise et un centre.

Les six types de centres publics

SigleType de centreExemples cités par le MINEFOP
CFPECentres de formation professionnelle d'excellenceDouala, Limbé, Sangmélima
CSFPCentres sectoriels de formation professionnelle—
CFMCentres de formation aux métiers—
CAPCentres d'apprentissage—
CPFPRCentres publics de formation professionnelle rapideYaoundé, Garoua, Pitoa, Buea
SAR/SMSections artisanales rurales et sections ménagères—
Catégories de structures publiques de formation professionnelle définies par le décret n° 2020/2592/PM du 9 juin 2020, selon le site du MINEFOP (2026).

Le MINEFOP gère aussi des centres de formation rapide d'employés de bureau (CFPR-EB) à Yaoundé, Buea et Garoua, et le Centre national de formation des formateurs (CNFFDP) à Yaoundé, qui a ouvert en 2026 un recrutement de 265 formateurs et encadreurs. Des centres privés agréés complètent le réseau. Le ministère publie chaque année un calendrier de formation commun aux structures publiques et privées agréées (2026-2027) et attribue des bourses nationales ; pour 2026, les inscriptions aux centres de formation rapide étaient closes le 15 avril.

Diplômes, VAE et formation au numérique

Le MINEFOP reconnaît 228 spécialités, de l'informatique au bâtiment en passant par l'agroalimentaire et l'hôtellerie. Il prévoit une validation des acquis de l'expérience (VAE), qui permet d'obtenir une certification à partir d'une expérience professionnelle. Avec l'Organisation internationale de la Francophonie, le programme D-CLIC a formé 300 personnes aux métiers du numérique.

Les diplômes propres à la formation professionnelle, comme le certificat de qualification professionnelle (CQP) et le diplôme de qualification professionnelle (DQP), ne sont pas décrits sur les pages du MINEFOP consultées : leurs niveaux et conditions d'obtention ne sont donc pas détaillés ici. Les diplômes de l'enseignement technique scolaire (CAP, probatoire et baccalauréat technique) relèvent de la fiche consacrée à l'enseignement technique.

Le lien avec l'emploi

Pour suivre l'insertion des sortants, le MINEFOP s'appuie sur la plateforme Inserjeune, qui recense plus de 15 000 diplômés, 350 établissements et 450 entreprises partenaires. En novembre 2025, le ministère a lancé le programme JEME, destiné à former et insérer des jeunes en zones rurales et urbaines. Les offres d'emploi et les programmes d'auto-emploi relèvent du Fonds national de l'emploi, rattaché au même ministère.

Le dernier effectif officiel publié date de 2021-2022 : 59 557 apprenants, dont plus de 80 % dans le privé, selon le rapport de l'INS sur l'annuaire statistique du secteur de l'éducation et de la formation. Pour la répartition par filière, les données de l'ONEFOP reprises par Ecomatin en mai 2021 plaçaient environ un quart des apprenants dans le BTP, 3 % dans le tourisme et moins de 1 % dans l'agriculture. Aucun chiffre officiel récent sur le nombre total de centres (publics et privés) ni sur le taux d'insertion des sortants n'est publié en ligne : le site de l'Observatoire national de l'emploi et de la formation professionnelle (ONEFOP) annonce une nouvelle version pour janvier 2027. De même, les données sur la formation agricole, qui relève d'autres ministères, ne sont pas traitées ici.

Questions fréquentes

Quel ministère gère la formation professionnelle au Cameroun ?

Le ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), créé en 2004. Les lycées techniques relèvent, eux, du ministère des Enseignements secondaires.

Qu'est-ce qu'un CFPE au Cameroun ?

Un centre de formation professionnelle d'excellence, la catégorie la plus haute des centres publics du MINEFOP ; il en existe à Douala, Limbé et Sangmélima.

Que signifie SAR/SM ?

Section artisanale rurale / section ménagère : des structures publiques de formation aux métiers de proximité, l'une des six catégories définies par le décret du 9 juin 2020.

Quelle loi encadre la formation professionnelle au Cameroun ?

La loi n° 2018/010 du 11 juillet 2018, qui en fait une priorité nationale et organise la formation initiale, la formation continue et l'apprentissage.

Peut-on faire reconnaître son expérience par un diplôme au Cameroun ?

Oui, le MINEFOP prévoit une validation des acquis de l'expérience (VAE) qui permet d'obtenir une certification officielle.

À prendre avec prudence

Le nombre total de centres de formation professionnelle, les effectifs d'apprenants postérieurs à 2021-2022, les niveaux du CQP et du DQP et la formation agricole ne sont pas documentés ici : nous n'avons pas trouvé de source publiée. La répartition par filière de l'ONEFOP (2021) et l'effectif de l'INS (2021-2022) ne portent pas forcément sur la même année. Le répertoire en ligne du MINEFOP ne liste que 11 centres publics, ce qui ne reflète sans doute pas l'ensemble du réseau.

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Villes liées

Sources consultées