Adamaoua

Ngaoundéré

La capitale de l'Adamaoua, terminus du chemin de fer et porte du Nord

Région Adamaoua (chef-lieu : Ngaoundéré) · département Vina (chef-lieu : Ngaoundéré)

Langue liée : Fulfulde

Le mont Ngaoundéré, la « montagne au nombril » qui a donné son nom à la ville
Le mont Ngaoundéré, la « montagne au nombril » qui a donné son nom à la ville — Photo : Batoure, CC BY-SA 3.0

Où se trouve Ngaoundéré ?

Ngaoundéré se trouve dans la région de l'Adamaoua, au Cameroun, entre 250 et 290 km de Garoua par la route.

Ngaoundéré est le chef-lieu de la région de l'Adamaoua et du département de la Vina, sur le plateau de l'Adamaoua. C'est un carrefour obligé entre le sud et le nord du pays : la ligne de chemin de fer venue de Douala et Yaoundé y a son terminus. Le recensement de 2005 y comptait environ 150 000 habitants ; la ville a beaucoup grandi depuis.

Histoire et origine du nom

Le site était un village mboum, appelé Ndelbe. Dans les années 1830, les Peuls menés par Ardo Ndjobdi s'en emparent et fondent le lamidat. Le nom, en langue mboum, signifie « montagne au nombril », d'après le mont qui domine la ville, coiffé d'un rocher arrondi. Par tradition, le lamido descend de la famille régnante peule par son père et des Mboum par sa mère, pour représenter toute la population. Les Allemands occupent la ville en 1901 ; après la Première Guerre mondiale, elle passe sous administration française. L'arrivée du chemin de fer, au début des années 1970, a fortement accru sa population.

À voir

  • Le palais du lamido, où cohabitent les influences peule et mboum : une case ronde aux piliers peints accueille les visiteurs, et un musée y retrace l'histoire de la dynastie. La grande mosquée du lamido est l'autre monument majeur de la ville.
  • Le mont Ngaoundéré et son rocher, qui ont donné son nom à la ville.
  • Les chutes de la Vina, à une quinzaine de kilomètres sur la route de Meiganga, alimentées toute l'année et plus spectaculaires en saison des pluies.
  • Le lac Tison, proche de la ville, et le bois de Mardock.

Économie et vie locale

La ville vit de sa position de carrefour : le bétail de l'Adamaoua et le coton du Nord descendent vers le sud, tandis que la voie ferrée sert surtout au fret, notamment pour desservir le Tchad depuis le port de Douala. L'élevage, longtemps dominé par le zébu Gudali, nourrit aussi une industrie laitière. L'université de Ngaoundéré, créée en 1993, accueille des étudiants de tout le pays et des pays voisins, notamment du Tchad et de Centrafrique.

À table

Ngaoundéré est la ville du kilichi, viande de bœuf séchée et pimentée, devenu l'un de ses produits emblématiques et candidat à une indication géographique. Pays d'éleveurs, l'Adamaoua est aussi celui du kossam, le lait caillé peul, et de la boule de couscous de mil ou de sorgho.

Infos pratiques

Située en altitude, dans une savane arborée, la ville a un climat relativement tempéré, avec une saison sèche marquée par l'harmattan, vent sec venu du nord, et une saison des pluies. Un train de voyageurs la relie à Yaoundé, et une route bitumée la relie à Garoua et Maroua au nord, ainsi qu'au Tchad. L'aéroport ne voit plus guère de vols commerciaux.

Distances par la route

Distances approximatives, de centre-ville à centre-ville. La durée du trajet dépend beaucoup de l'état de la route et de la circulation.

Plats à goûter

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Sources consultées