Extrême-Nord

Arabe choa

L'arabe des rives du lac Tchad, langue commune du Logone-et-Chari

Famille : Afro-asiatique, sémitique : arabe soudano-tchadien

Aussi appelée : Arabe tchadien, Shuwa Arabic, Chadian Arabic, Arabe choua

Où et par qui elle est parlée

L'arabe choa est la forme camerounaise de l'arabe tchadien, variété d'arabe parlée dans le Sahel, du Tchad au Soudan, et autour du lac Tchad au Cameroun, au Nigeria et au Niger. Au Cameroun, il est surtout parlé dans l'Extrême-Nord, dans le département du Logone-et-Chari, dont la plupart des habitants le parlent. Il est la langue des Arabes choa, et la langue commune de Kousséri, face à N'Djamena.

Histoire et écriture

On ignore à quelle époque les Arabes sont arrivés dans la région du lac Tchad ; ils sont probablement venus en nombre au XVIIIe siècle. Le nom « choa » vient de la langue kanouri, et l'expression « Shuwa Arabic » s'est répandue chez les savants après une grammaire publiée en 1920 par l'administrateur britannique Gordon Lethem. Pour l'écrire, SIL Tchad a publié un guide d'orthographe et un lexique arabe tchadien-français.

Où l'entendre aujourd'hui

  • Langue véhiculaire du Logone-et-Chari, où elle domine, alors que le fulfulde sert de langue commune dans le reste du Nord.
  • Langue du commerce à Kousséri, ville marchande tournée vers les échanges avec le Tchad, dont elle partage la langue.
  • Langue maternelle des Arabes choa, éleveurs installés dans les cantons de Kousséri, Kolofata, Limani ou Boundéri.

Ce que les sources ne tranchent pas

Aucun chiffre fiable du nombre de locuteurs au Cameroun n'a pu être vérifié. Le terme « Shuwa » n'est employé, à l'origine, que par les non-Arabes du Bornou nigérian : les locuteurs eux-mêmes appellent simplement leur langue « l'arabe ».

Villes liées

Autres langues

Sources consultées