Extrême-Nord

Mafa

La grande langue tchadique des monts Mandara, autour de Mokolo

Famille : Afro-asiatique, tchadique, biu-mandara (groupe mafa)

Locuteurs : Environ 136 000 locuteurs au Cameroun selon l'Atlas linguistique du Cameroun (2012) ; environ 150 000 selon le lexique de Barreteau et Le Bléis (1990).

Aussi appelée : Matakam

Où et par qui elle est parlée

Le mafa est la langue des Mafa, dans le département du Mayo-Tsanaga, région de l'Extrême-Nord, de Mokolo vers le nord ; il est aussi parlé au Nigeria voisin. Longtemps appelé « matakam » dans les écrits, un nom que ses locuteurs jugent impropre, il appartient au groupe mafa, qui réunit dix-huit langues du nord des monts Mandara. On y distingue trois dialectes : celui de l'ouest (Magoumaz), celui du centre (Mokolo, Koza, Soulédé), compris de tous, et celui de l'est (Roua).

Histoire et écriture

Selon Barreteau et Le Bléis, la langue est longtemps restée presque inconnue des linguistes : avant leurs travaux, on ne disposait que d'un vocabulaire de G. Lavergne (1949), d'un lexique de la Mission catholique de Djinglia (1965) et d'un ouvrage de la Mission protestante de Mokolo (1978). Leur « Lexique mafa », publié en 1990 par l'Orstom, compte environ 4 000 mots et suit les règles d'écriture définies avec le Comité de langue mafa. C'est une langue à deux tons, haut et bas.

Où l'entendre aujourd'hui

  • Langue du quotidien dans les monts Mandara, à l'ouest de Maroua, où vivent aussi d'autres peuples comme les Kapsiki.
  • Langue écrite : le lexique de 1990 a été conçu pour aider les Mafa à apprendre à lire et à écrire leur langue en même temps que le français.

Ce que les sources ne tranchent pas

Le chiffre total varie selon qu'on compte ou non les locuteurs du Nigeria : Ethnologue, cité par Wikipédia en anglais, donne environ 215 000 locuteurs en 2005 pour les deux pays.

Villes liées

Autres langues

Sources consultées