Bulu
La langue du pays boulou, autour d'Ebolowa et de Sangmélima
Famille : Niger-Congo, bantou (zone A, groupe beti-fang, A.74)
Locuteurs : Environ 860 000 locuteurs selon Ethnologue (chiffre de 2007).
Aussi appelée : Boulou, Bulu-Bene
Où et par qui elle est parlée
Le bulu est la langue bantoue du peuple boulou, dans le Sud du Cameroun. Selon l'Atlas linguistique du Cameroun (2012), il est parlé dans les départements de la Mvila et du Dja-et-Lobo, ainsi que dans le sud de la Haute-Sanaga, le nord du Nyong-et-Mfoumou et une partie du Haut-Nyong. Il appartient au groupe beti et se comprend avec l'ewondo, l'eton et le fang ; ses dialectes comprennent le bene, le yelinda, le yembana, le yengono et le zaman.
Histoire et écriture
Le bulu a été mis par écrit par les missionnaires presbytériens américains, qui en ont fait une langue d'enseignement religieux à l'époque coloniale. Le Nouveau Testament en bulu a paru en 1909 et la traduction complète de la Bible a été achevée en 1940. La langue dispose d'un dictionnaire bulu-français dont l'un des auteurs est Moïse Eyinga, et son premier roman est « Nnanga Kôn ».
Où l'entendre aujourd'hui
- Langue d'Église : l'Église presbytérienne camerounaise a son propre alphabet bulu, de 24 lettres.
- Ancienne langue véhiculaire du commerce et de l'enseignement dans le Sud, employée par les colons et les missions, mais de moins en moins dans ces domaines aujourd'hui.
- Langue du mvet, l'épopée chantée des peuples ekang : en bulu, le mot désigne aussi le griot qui la déclame.
Quelques mots
- mbolo
- Bonjour.
- mvo'e
- Paix.
- ndɔ́g
- Mangue.
Ce que les sources ne tranchent pas
Les chiffres divergent : Wikipédia en anglais cite 174 000 locuteurs natifs en 1982 et quelque 800 000 locuteurs en langue seconde en 1991, Wikipédia en français 800 000 locuteurs natifs sur 1,6 million au total.