Fe'efe'e
La langue bamiléké du Haut-Nkam, née à l'écrit sous le nom de nufi
Famille : Niger-Congo, bantoïde, Grassfields (groupe mbam-nkam, langues bamiléké de l'Est)
Locuteurs : Environ 140 000 locuteurs selon Ethnologue (chiffre de 2005).
Aussi appelée : Nufi, Fe'fe', Bamiléké-Bafang
Où et par qui elle est parlée
Le fe'efe'e est la langue bamiléké du département du Haut-Nkam, dans la région de l'Ouest, autour de la ville de Bafang ; le secteur de Kékem parle en revanche le ghomálá'. On l'appelle souvent nufi, du nom donné à sa forme écrite. C'est une langue au système tonal complexe, décrit en détail dès 1972 par le linguiste américain Larry Hyman dans sa thèse.
Histoire et écriture
Les missionnaires catholiques de la paroisse de Banka-Bafang, fondée en 1924, commencent à l'étudier pour traduire l'Évangile. Dans les années 1950, l'abbé François-Marie Tchamda reprend ces travaux, publie des textes religieux et apprend aux fidèles à lire leur langue ; selon la tradition rapportée par Wikipédia, le mot « nufi », « chose nouvelle », viendrait de l'émerveillement des villageois devant leur langue écrite. Des écoles et un journal Nufi en naissent. L'alphabet actuel suit l'Alphabet général des langues camerounaises.
Où l'entendre aujourd'hui
- Langue maternelle et langue du quotidien à Bafang et dans le Haut-Nkam.
- Langue enseignée : elle faisait partie des quatre langues proposées en option au collège Libermann de Douala, avec le duala, le bassa et le ghomálá'.
- Langue d'alphabétisation des adultes : les écoles Nufi y enseignaient aussi le calcul, l'histoire ou l'instruction civique.
Quelques mots
- nufi
- « Chose nouvelle » ; nom donné à la langue écrite.
Ce que les sources ne tranchent pas
L'histoire de l'écriture du fe'efe'e repose surtout sur un seul récit, celui de Wikipédia en français, que d'autres sources en ligne n'ont pas permis de recouper en détail. Le chiffre de 140 000 locuteurs date de 2005.