Le verlan camerounais : mots à syllabes inversées
Comme en France, les jeunes citadins inversent les syllabes des mots français : le père devient « repé », la mère « remé ».
7 expressions. Un même mot peut figurer dans plusieurs thèmes.
Bougna
Voiture. Verlan approximatif de « bagnole », dans la tradition de ce parler qui retourne volontiers les syllabes des mots français.
Refré
Le frère, et plus largement un ami proche que l'on traite en frère. Le mot est obtenu en inversant les syllabes du terme français, procédé de verlan très productif en camfranglais, qui touche en particulier tous les noms de la parenté proche.
Remé
La mère, dans le parler des jeunes citadins. Le mot est obtenu en inversant les syllabes du terme français, procédé de verlan très productif en camfranglais, qui touche en particulier tous les noms de la parenté proche.
Repé
Le père, dans le parler des jeunes citadins. Le mot est obtenu en inversant les syllabes du terme français, procédé de verlan très productif en camfranglais ; le même procédé appliqué au mot latin désignant le père donne une autre forme, « terpa ».
Ressé
La sœur, dans le parler des jeunes citadins. Le mot est obtenu en inversant les syllabes du terme français, procédé de verlan très productif en camfranglais, qui touche en particulier tous les noms de la parenté proche.
ExempleMa rese a tcha le bele et elle talk que c'est avec un attaquant
Tcham
Se bagarrer (inverse de "match").
ExempleLes gars ont tcham en boîte hier soir.
Tochmé
Métis, métisse : personne née de parents d'origines différentes. Le mot est formé en verlan, par inversion des syllabes d'un terme familier qui désigne déjà le métis en camfranglais.